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Vitamine D : ange gardien régulateur de notre immunité ?

En cette période de pandémie, renforcer notre système immunitaire est une question plus que jamais d’actualité. Si l’importance des apports en vitamines et minéraux pour nos défenses naturelles n’est plus à démontrer, c’est aujourd’hui les bienfaits de la vitamine D qui retiennent tout particulièrement notre attention. Connue pour son rôle dans le métabolisme des os, en lien avec le calcium et le phosphore, la vitamine D est en effet également un acteur clé de notre système immunitaire.

Depuis le début de la pandémie actuelle, les études sur l’action dite « immuno-régulatrice » de la vitamine D se sont multipliées. Pourquoi parle-t-on d’une action régulatrice de nos défenses naturelles ? Quels sont les mécanismes immunitaires qui font intervenir la vitamine D ? Nutrixeal Info décortique pour vous les résultats scientifiques les plus récents concernant la vitamine D et notre immunité.

La vitamine D, acteur de notre système immunitaire

L’implication de la vitamine D dans nos mécanismes immunitaires est depuis longtemps démontrée par les très nombreuses recherches scientifiques sur le sujet et la commission européenne (EFSA) a par ailleurs validé l’allégation santé selon laquelle la vitamine D contribue au fonctionnement normal du système immunitaire.

QUELQUES CHIFFRES

Le résultat d’une rapide requête sur la plateforme PubMed, qui recense les publications scientifiques en sciences biomédicales et sciences de la vie, révèle un nombre très conséquent de recherches scientifiques sur le sujet « vitamine D » et « infection » : plus de 5000 articles scientifiques publiés ces quarante dernières années. On note également une accélération des recherches sur le sujet corrélée au contexte d’épidémie mondiale depuis début 2020 : 688 études publiées en 2020 ; et déjà 268 études, rien que pour le premier trimestre 2021.

Publications scientifiques sur le sujet des infections et de la vitamine D.

Ces recherches scientifiques ont mis en évidence le lien entre carence en vitamine D et risque accru d’infections virales et bactériennes. L’académie nationale de Médecine formule d’ailleurs des recommandations particulièrement claires et explicites sur l’utilité prophylactique d’une supplémentation en vitamine D dans la période actuelle. Mais que sait-on réellement de l’action de la vitamine D sur notre système immunitaire ?

Nos mécanismes de défenses immunitaires impliquent de très nombreux processus aux interactions complexes. La vitamine D semble impliquée dans une très grande partie de ces mécanismes immunitaires. De nombreuses cellules du système immunitaire sont capables de produire l’enzyme permettant la conversion de la forme circulante de la vitamine D (forme non active) en sa forme active (calcitriol). Par ailleurs la majorité des cellules immunitaires expriment le récepteur de la vitamine D, principalement après leur activation.

La vitamine D semble cependant exercer parfois avec une action stimulante, parfois avec une action plutôt inhibitrice. Pour résumer, il semble globalement que la vitamine D stimule l’immunité dite « innée » et soit plutôt un modérateur de l’immunité dite « adaptative ». On parle donc d’un rôle immuno-régulateur de la vitamine D. 

La vitamine D, booster de la réponse immunitaire innée

L’immunité innée, ou immunité naturelle, est la première à se mettre en place lors d’une infection (en quelques heures) mais n’est pas spécifique au type d’agent pathogène. Elle implique à la fois les barrières naturelles de l’organisme (peau, muqueuse…) et des cellules spécifiques (macrophages, cellules dendritiques, cellules NK…).

Sur cette première ligne de défense, les macrophages sont des cellules indispensables qui internalisent les microorganismes puis les éliminent. Pour cela, ils synthétisent des protéines antimicrobiennes susceptibles d’attaquer les agents pathogènes directement, ou indirectement en nuisant à leur reproduction. Ce mécanisme très efficace cause des dommages létaux à un grand nombre de pathogènes, sans nuire aux cellules de l’organisme.

La vitamine D favoriserait cette synthèse de peptides antimicrobiens, constituant ainsi un véritable pilier pour les mécanismes d’élimination des agents pathogènes par les cellules de l’immunité innée.

Lorsqu’un microorganisme pénètre dans l’organisme, il est très rapidement reconnu par les macrophages et internalisé. Il en découle une cascade d’activations qui entraîne une augmentation de la concentration de vitamine D à l’intérieur de la cellule (sous sa forme active, le calcitriol). Sensible à la présence de vitamine D, l’expression des gènes impliqués dans la synthèse des peptides antimicrobiens est activée.

macrophage et vitamine D

À NOTER

Le rôle de la vitamine D dans les mécanismes d’immunité innée intervient également à de nombreux autres niveaux…

Des études ont en effet montré que la vitamine D déclencherait la voie de l’autophagie dans le but d’améliorer les réponses antimicrobiennes de l’hôte et contrôler l’inflammation excessive.

La vitamine D participerait également à la prolifération et à la production de cytokines via les cellules tueuses naturelles (cellules NK).

Enfin, l’activation des peptides antimicrobiens impliquant la vitamine D contribue également à maintenir l’intégrité de la barrière intestinale.

La vitamine D, régulatrice de la réponse immunitaire adaptative

L’immunité adaptative, ou acquise, est spécifique de l’agent pathogène qui la provoque et permet une réponse immunitaire plus efficace lors d’une 2ème rencontre avec ce même agent pathogène. Elle peut mettre plusieurs jours à se mettre en place et fait intervenir d’autres cellules spécifiques de notre système immunitaire appelées lymphocytes. Il existe différents types de lymphocytes, et notamment les lymphocytes B (produisant des anticorps pour fixer et éliminer les pathogènes extracellulaires) et les lymphocytes T cytotoxiques (produisant des cytokines permettant l’élimination des cellules infectées). Des lymphocytes T auxiliaires permettent d’orienter la réponse immunitaire adaptative plus ou moins vers l’une ou l’autre de ces voies. Enfin, des lymphocytes régulateurs permettent de contrôler les réactions contre nos propres cellules.

La vitamine D modulerait notamment la prolifération des lymphocytes auxiliaires dont la fonction est donc de réguler la réponse immunitaire adaptative en activant les autres cellules immunitaires. Elle favoriserait la voie dite « Th2 » au détriment des voies « Th1 » et « Th17 », connues pour entraîner, dans certaines situations, inflammations excessives voire destruction tissulaire : la production de cytokines pro-inflammatoires (par les lymphocytes T auxiliaire de type Th1) est réduite et l’expression de cytokines anti-inflammatoires (par les macrophages) augmente.

La vitamine D favoriserait également la différenciation des lymphocytes T régulateurs permettant ainsi de réguler les réactions inopportunes contre le soi.

Dans l’ensemble, la vitamine D exerce ainsi un rôle de modération sur le système immunitaire adaptatif en freinant les mécanismes qui pourraient conduire à des réponses excessives. Cette action de régulation est primordiale car elle permet de limiter les risques d’un emballement des réactions immunitaires.

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Les différentes données actuelles sur le mode d’action de la vitamine D sur notre système immunitaire concordent donc vers une action d’immuno-régulation de la vitamine D :

  • d’une part, la vitamine D semble favoriser l’activation de la réponse immunitaire innée ;
  • d’autre part, elle semble pouvoir limiter les conséquences néfastes d’un emballement du système immunitaire adaptatif, induite par les agents pathogènes.

La vitamine D fait ainsi partie de notre nouveau complexe premium pour l’immunité IxeaBoost® Immunité contenant également quercétine hydrodispersible, vitamine C liposomale et zinc chélaté.

Références

[1] Liu N, Sun J, Wang X, Zhang T, Zhao M, Li H. Low vitamin D status is associated with coronavirus disease 2019 outcomes: a systematic review and meta-analysis. Int J Infect Dis. 2021 Mar;104:58-64. Epub 2021 Jan 2. PMID: 33401034; PMCID: PMC7833186.

[2] Bikle, D. Nonclassic Actions of Vitamin D. J. Clin. Endocrinol. Metab. 2009, 94 (1), 26–34.

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[4] White, J. H. Vitamin D Signaling, Infectious Diseases, and Regulation of Innate Immunity. Infect. Immun. 2008, 76 (9), 3837–3843.

[5] Chung, C.; Silwal, P.; Kim, I.; Modlin, R. L.; Jo, E.-K. Vitamin D-Cathelicidin Axis: At the Crossroads between Protective Immunity and Pathological Inflammation during Infection. Immune Netw. 2020, 20 (2), e12.

[6] Raftery, T.; Martineau, A. R.; Greiller, C. L.; Ghosh, S.; McNamara, D.; Bennett, K.; Meddings, J.; O’Sullivan, M. Effects of Vitamin D Supplementation on Intestinal Permeability, Cathelicidin and Disease Markers in Crohn’s Disease: Results from a Randomised Double‐blind Placebo‐controlled Study. United Eur. Gastroenterol. J. 2015, 3 (3), 294–302.

[7] Kong, J.; Zhang, Z.; Musch, M. W.; Ning, G.; Sun, J.; Hart, J.; Bissonnette, M.; Li, Y. C. Novel Role of the Vitamin D Receptor in Maintaining the Integrity of the Intestinal Mucosal Barrier. Am. J. Physiol.-Gastrointest. Liver Physiol. 2008, 294 (1), G208–G216.

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Equipe rédactionnelle de Nutrixeal Info

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