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Gattilier

Le gattilier (Vitex agnus-castus L) est une plante utilisée depuis des centaines d’années dans le but d’apporter une aide aux troubles féminins. Longtemps oublié, le gattilier a refait son apparition dans les années 2000. Désormais étayé par des dizaines d’études cliniques de qualité, l’usage de gattilier est très reconnu en nutraceutique.

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  • Informations clés
  • Parmi les nombreux actifs du gattilier, on retient tout particulièrement l’aucubine, l’agnuside et la casticine. Notons également que cette plante est riche en acide linoléique.
  • Une supplémentation en onagre ou en shatavari est tout à fait synergique à une supplémentation en gattilier.

Caractéristiques botaniques du gattilier

Originaire d’Asie centrale, le gattilier est désormais présent dans le monde entier, particulièrement dans les régions tropicales et tempérées. Il se développe plutôt dans les sols humides au bord des ruisseaux et des rivières de faible altitude. Il est également utilisé dans les jardins à des fins ornementales.

En France, le gattilier est cependant désormais inscrit sur la liste des végétaux à protéger et dont la cueillette est interdite et limitée, conséquence de sa raréfaction sur le littoral méditerranéen.

Cet arbrisseau pouvant atteindre 5 m de haut produit des fleurs odorantes violacées, roses ou blanches, qui ont la particularité d’avoir une saveur très poivrée. Le gattilier produit également des baies ovales d’une couleur brune-noire ayant un goût de sauge et une saveur plutôt poivrée.

À NOTER

Le gattilier a une forte odeur aromatique, proche de celle du poivre. Par le passé, les fruits étaient notamment utilisés par les paysans comme substitut du poivre. Dans certains pays, des producteurs peu scrupuleux de poivre ont recours à l’utilisation de gattilier pour falsifier le vrai poivre.

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Le gattilier est entouré de très nombreuses croyances qui lui ont valu plusieurs noms vernaculaires comme « agneau chaste » ou « poivre de moine », en lien avec les moines qui mâchaient ses fruits pour leur propriété piquante afin d’atténuer leur libido. Le nom scientifique du gattilier, Vitex agnus-castus, reflète par ailleurs ces croyances liées à la chasteté. « Agnus-castus » signifie en effet « pureté ou chasteté ».

Pour aller plus loin :

Principes actifs du gattilier[1–4]

Des études analytiques sur les composés bioactifs du gattilier ont permis d’identifier une grande majorité des constituants présents dans les différentes parties de la plante.

Le gattilier renferme principalement des terpènes et des polyphénols (flavonoïdes et tanins).

Iridoïdes, aucubine et agnuside

Parmi les terpènes identifiés, on retrouve majoritairement des iridoïdes. Considérés comme les composés bioactifs majoritaires du gattilier, les iridoïdes sont principalement présents sous forme hétérosidique, c’est-à-dire liés à des sucres, une forme plus stable et plus hydrosoluble. Les fruits du gattilier présentent une teneur d’environ 1% d’iridoïdes.

Les iridoïdes majoritairement exprimés par la plante sont l’aucubine et l’agnuside. Ces deux composés sont des références utilisées dans la Pharmacopée européenne pour évaluer la qualité des extraits de gattilier. 

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Les polyphénols du gattilier

Les polyphénols du gattilier appartiennent au groupe des tanins et des flavonoïdes.

Les flavonoïdes sont de type flavone ou flavonol. Ils sont présents sous forme libre (forme aglycone) ou liés à un sucre (forme glycosylée). Parmi ces flavonoïdes, la casticine est considérée d’après la Pharmacopée européenne comme le flavonoïde de référence du gattilier.

La teneur en flavonoïdes du gattilier est cependant relativement faible, de l’ordre de 0,05 à 0,32% en fonction de la partie de la plante étudiée, les feuilles étant les plus concentrées.

Les tanins sont quant à eux exprimés en quantités plus importantes par la plante mais leur teneur dépend de la partie de la plante étudiée : 1 à 3% dans les feuilles, 0,5 à 2% dans les fleurs et 0,5 à 1,5% dans les fruits.

Au-delà des terpènes et des polyphénols, le gattilier est connu pour renfermer des acides gras, tout particulièrement dans les fruits, et notamment l’acide linoléique.

Gattilier et nutraceutique

Allégations santé autorisées

Le gattilier est un ingrédient nutraceutique extrêmement reconnu, qui a fait l’objet de multiples dépôts de demandes d’allégations santé auprès de la Commission Européenne (EFSA). Ces allégations sont en attente d’évaluation par l’EFSA et utilisables par les laboratoires de compléments alimentaires :

  • Le gattilier contribue à soulager les symptômes de la ménopause en contribuant à l’équilibre hormonal féminin durant la ménopause.
  • Le gattilier aide à maintenir un bien-être physiologique pendant le cycle menstruel.
  • Le gattilier contribue à maintenir la mobilité et la souplesse des articulations.
  • Le gattilier contribue à retrouver un bien-être physique et mental.

Le gattilier au sein de la gamme Nutrixeal

Le laboratoire Nutrixeal met à profit les bienfaits du gattilier dans plusieurs produits :

Un extrait de graines de gattilier concentré et standardisé à 0,6% d’agnuside. Chaque gélule contient 530 mg d’extrait de gattilier soit 31,8 mg d’agnuside.

Le produit Gattilier Onagre permettant d’allier les vertus santé du gattilier à celles de l’onagre pour la sphère féminine. Chaque gélule apporte 225 mg d’extrait de graines de gattilier et 220 mg d’extrait de graines d’onagre.

Le produit Ménosoft® qui est un complexe d’extraits végétaux sélectionnés pour agir en synergie sur la sphère hormonale féminine. Chaque gélule de Ménosoft® apporte entre autres 90 mg d’extrait de gattilier.

Associations synergiques

Le shatavari est une plante bien connue pour soutenir les fonctions reproductrices féminines et pour aider à réguler l’équilibre physiologique féminin pendant et après la ménopause. Il est donc intéressant d’associer la prise de gattilier à celle de shatavari afin de bénéficier de leurs effets synergiques sur la sphère hormonale féminine.

Références

[1] Allais, D. Actual. Pharm. 2008, 47 (479), 49–52.

[2] Van Die, M.; Burger, H.; Teede, H.; Bone, K. Planta Med. 2012, 79 (07), 562–575.

[3] Souto, E. B.; Durazzo, A.; Nazhand, A.; Lucarini, M.; Zaccardelli, M.; Souto, S. B.; Silva, A. M.; Severino, P.; Novellino, E.; Santini, A. Forests 2020, 11 (7), 761.

[4] Chen, S.-N.; Friesen, J. B.; Webster, D.; Nikolic, D.; van Breemen, R. B.; Wang, Z. J.; Fong, H. H. S.; Farnsworth, N. R.; Pauli, G. F. Fitoterapia 2011, 82 (4), 528–533.

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Rédigé par
Equipe rédactionnelle de Nutrixeal Info

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