Les jonctions communicantes ou jonctions gap (également retrouvées sous le nom de jonctions ouvertes) font partie des jonctions intercellulaires. Ce sont des jonctions en forme de canaux reliant les cytoplasmes de deux cellules adjacentes qui permettent la diffusion de petites molécules. Les jonctions communicantes sont ainsi essentielles à la communication entre les cellules.

Chaque jonction communicante d’une cellule est formée d’une centaine de canaux étroitement associés à ceux de la cellule voisine pour former une voie de communication intercellulaire.
Ces jonctions sont en effet composées de protéines transmembranaires spéciales, organisées en connexons. Chaque connexon est formé de 6 sous-unités, appelées connexines, qui entourent un canal dont le diamètre est suffisamment grand (2 nm) pour laisser passer des ions, des glucides, des acides aminés, et bien d’autres petites molécules.

Il existe une vingtaine de connexines différentes, soit près de 200 possibilités de conformations des jonctions communicantes qui auront alors des propriétés différentes.
On trouve des jonctions communicantes dans quasiment toutes les cellules ce qui témoigne de leur implication dans de très nombreuses fonctions physiologiques. On les retrouve particulièrement au niveau des tissus cardiaques. Elles participent à la contraction du muscle cardiaque en permettant la propagation de l’activité électrique. Au niveau des tissus nerveux, elles sont également impliquées dans la transmission des signaux neuronaux aux synapses électriques. Enfin, la communication intercellulaire, permise par ces jonctions communicantes, serait un mécanisme régulateur de la croissance cellulaire grâce à l’échange de métabolites entre les cellules.
À NOTER
Juste avant l’accouchement, on observe une multiplication par cinq du nombre de jonctions communicantes au niveau du muscle utérin. Cela permettrait à l’utérus d’effectuer des contractions synchrones et de développer la force nécessaire à l’accouchement.