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Extraits de scutellaire : de nouveaux champions dans la famille des flavonoïdes ?

Proches parents de la quercétine, actuellement sur le devant de la scène médiatique, les flavonoïdes de la scutellaire offrent des pistes de recherche tout aussi prometteuses pour la fonction immunitaire.

Les flavonoïdes, des alliés méconnus de la fonction immunitaire ?

Nous vous présentions, dans un précédent article, la quercétine et son intérêt potentiel pour la fonction immunitaire, en réaction aux déclarations du chercheur canadien Michel Chrétien. Pour connaitre tous les critères de choix d’un complément alimentaire à base de quercétine, lire également notre dossier Qualité, Pureté, Efficacité, Sécurité d’emploi sur nutrixeal-info.

Mais la quercétine ne semble cependant pas être le seul membre de la famille des flavonoïdes à présenter des mécanismes d’action intéressants pour nos défenses naturelles vis-à-vis des infections virales.

L’attention de l’équipe Nutrixeal s’est également portée sur une autre famille d’actifs qui appartient également à cette même famille des flavonoïdes, les molécules actives extraites des racines de la scutellaire du lac Baïkal : principalement la baicaline (baicaléine) et la wogonine. A propos d’une publication scientifique de ce début d’année 2020, nous avions déjà évoqué dans un précédent article le rôle potentiel de ces mêmes actifs pour la santé hépatique.

Comme pour la quercétine, les études scientifiques sont également nombreuses à s’intéresser aux interactions entre les flavonoïdes de la scutellaire et le cycle de développement de différents virus. Tout comme pour la quercétine, les résultats semblent indiquer que ces flavonoïdes possèderaient des affinités moléculaires avec différentes protéines virales, ce qui excite la curiosité et l’intérêt des équipes scientifiques (en particulier les équipes asiatiques, car les dédoctions de Scutellaria baicalensis font partie des grands classiques de la médecine traditionnelle chinoise).

Sur le modèle de l’article que nous avons récemment publié sur la quercétine, nous vous proposons dans cet article, une courte bibliographie qui recense une sélection de publications récentes qui tentent d’évaluer chacune le potentiel des flavonoïdes de Scutellaria baicalensis pour les défenses immunitaires antivirales.

Alors, une question est permise : qui, de la quercétine ou de la scutellaire, a le meilleur profil pour épauler nos défenses immunitaires, dans un contexte d’épidémies virales (grippe et coronavirus) ?

Disons le tout net, les études ne désigneront pas de vainqueur. Elles ouvrent simplement de multiples pistes de recherche, qui semblent toutes prometteuses !

Mais pour gagner du temps dans la recherche fondamentale sur les flavonoïdes, la solution pourrait nous venir des techniques de simulation numérique d’affinité moléculaire. Une étude de ce type avait été publiée en 2017 concernant l’affinité des flavonoïdes de la scutellaire et les protéines du virus de la Dengue :

Ismail NA, Jusoh SA. Molecular Docking and Molecular Dynamics Simulation Studies to Predict Flavonoid Binding on the Surface of DENV2 E Protein. Interdiscip Sci. 2017;9(4):499-511. doi:10.1007/s12539-016-0157-8

Appliquée au fameux coronavirus COVID-19, ce type de technique innovante pourrait par exemple apporter des informations capitales afin de déterminer si, parmi les molécules naturelles, un ou plusieurs flavonoïdes (quercétine, baicaline, baicaléine, wogonine, etc.) offre éventuellement des capacités inhibitrices intéressantes vis-à-vis du virus !

En attendant ces avancées fondamentales à venir, l’équipe R&D du laboratoire Nutrixeal est plus que jamais déterminée à innover pour améliorer encore et toujours la qualité, la pureté et la biodisponibilité des flavonoïdes de nos produits : IsoQuercétine Baïcaline PhytoComplex®, Quercétine PhytoComplex® et Scutellaria baicalensis.

Quercetine Nutrixeal Info
Quercétine anhydre 500 mg / gélule végétale
Scutellaria baicalensis Nutrixeal Info
Extrait standardisé de Scutellaria baicalensis 85% de baicaline 350 mg / gélule végétale
Complexe avec IsoQuercétine, Baïcaline et Vitamine C Quali®-C

Éléments bibliographiques : flavonoïdes de scutellaire et fonction immunitaire

Duck hepatitis A virus (DHAV)

Le virus de l’hépatite A du canard est l’un des principaux pathogènes des jeunes canards, et ce virus est à l’origine de taux de mortalité très importants.
Les équipes de médecine vétérinaire chinoises ont publié de nombreux travaux sur les bénéfices potentiels des flavonoïdes de la scutellaire vis à vis de ce virus. Dans ces études, in vitro et in vivo, trois types de bénéfices ont été étudiés :
1) Un effet antioxydant.
2) Un effet promoteur de l’immunité antivirale en soutenant par exemple le nombre de lymphocytes T et B, ainsi que la sécrétion d’anticorps contre le virus DHAV-1.
3) Et surtout, un effet inhibiteur de l’adsorption, de la réplication et de la libération du virus.

Le virus de l’hépatite A du canard est un modèle de virus intéressant du fait du nombre de sujets concernés et de la quantité de données statistiques dont disposent les chercheurs chinois.

Chen Y, Zeng L, Yang J, et al. Anti-DHAV-1 reproduction and immuno-regulatory effects of a flavonoid prescription on duck virus hepatitis. Pharm Biol. 2017;55(1):1545-1552. doi:10.1080/13880209.2017.1309554

Chen Y, Yang Y, Wang F, et al. Antiviral effect of baicalin phospholipid complex against duck hepatitis A virus type 1. Poult Sci. 2018;97(8):2722-2732. doi:10.3382/ps/pey155

Chen Y, Yao F, Ming K, et al. Assessment of the Effect of Baicalin on Duck Virus Hepatitis. Curr Mol Med. 2019;19(5):376-386. doi:10.2174/1566524019666190405095301

Chen Y, Yuan W, Yang Y, Yao F, Ming K, Liu J. Inhibition mechanisms of baicalin and its phospholipid complex against DHAV-1 replication. Poult Sci. 2018;97(11):3816-3825. doi:10.3382/ps/pey255

Chen Y, Zeng L, Lu Y, et al. Treatment effect of a flavonoid prescription on duck virus hepatitis by its hepatoprotective and antioxidative ability. Pharm Biol. 2017;55(1):198-205. doi:10.1080/13880209.2016.1255977

Newcastle disease virus (NDV)

La maladie de Newcastle est une maladie aviaire grave, très contagieuse et très répandue au plan mondial, qui a souvent été désignée par le terme de « peste aviaire ».

Virus Zika

Le virus Zika est un virus qui se transmet à l’homme, principalement par l’intermédiaire d’une piqure de moustique du genre Aedes (transmission d’une personne infectée à une personne saine, après incubation de quelques jours chez le moustique).
Les symptômes du virus Zika sont généralement relativement bénins, essentiellement de type grippal (fièvre, maux de tête et courbatures) et dans certains cas des éruptions cutanées, une conjonctivite, une douleur derrière les yeux et un œdème des mains ou des pieds.
Toutefois, il existe un certain nombre de complications possibles : des complications neurologiques (avec dans certains cas des syndromes de Guillain-Barré), et surtout des conséquences tératogènes, avec parfois des malformations congénitales qui impliquent une vigilance spécifique chez la femme enceinte.
Il n’existe malheureusement à ce jour aucun vaccin ni aucun traitement antiviral considéré comme efficace pour le virus Zika.
L’étude citée ci-dessous a été consacrée à l’évaluation du potentiel inhibiteur de la baicaléine et de la baicaline sur le virus Zika.

Epstein-Barr virus (EBV)

Connu de tous, le virus d’Estein-Barr (HBV), ou virus de l’herpès, atteint environ 35% de la population mondiale, avec parfois des complications et des conséquences très sérieuses. Des chercheurs se sont intéressés au potentiel inhibiteur de la baicaléine sur ce virus.

Virus de l’hépatite B

Plusieurs études ont été consacrées à l’évaluation de l’impact favorable de la baicaline contre le virus de l’hépatite B, et en particulier à déterminer si le flavonoïde avait éventuellement la capacité d’inhiber la transcription de l’ARN viral.

Plusieurs études ont été consacrées à l’évaluation de l’impact favorable de la baicaline contre le virus de l’hépatite B, et en particulier à déterminer si le flavonoïde avait éventuellement la capacité d’inhiber la transcription de l’ARN viral.

Huang H, Zhou W, Zhu H, Zhou P, Shi X. Baicalin benefits the anti-HBV therapy via inhibiting HBV viral RNAs. Toxicol Appl Pharmacol. 2017;323:36-43. doi:10.1016/j.taap.2017.03.016

Chirumbolo S. Baicalin in flavocoxid may act against hepatitis B virus via a pro-inflammatory pathway. Inflamm Res. 2018;67(3):203-205. doi:10.1007/s00011-017-1111-x

Pollicino T, Musolino C, Irrera N, et al. Flavocoxid exerts a potent antiviral effect against hepatitis B virus. Inflamm Res. 2018;67(1):89-103. doi:10.1007/s00011-017-1099-2

Virus de la grippe A (Influenza A)

De très nombreuses études, in vitro et in vivo se sont intéressées à évaluer la capacité d’interférence de la baicaline avec le virus de la grippe, et les bénéfices cliniques d’une supplémentation.

Pang P, Zheng K, Wu S, et al. Baicalin Downregulates RLRs Signaling Pathway to Control Influenza A Virus Infection and Improve the Prognosis. Evid Based Complement Alternat Med. 2018;2018:4923062. doi:10.1155/2018/4923062

Li R, Wang L. Baicalin inhibits influenza virus A replication via activation of type I IFN signaling by reducing miR‑146a. Mol Med Rep. 2019;20(6):5041-5049. doi:10.3892/mmr.2019.10743

Zhi H, Jin X, Zhu H, et al. Exploring the effective materials of flavonoids-enriched extract from Scutellaria baicalensis roots based on the metabolic activation in influenza A virus induced acute lung injury. J Pharm Biomed Anal. 2020;177:112876. doi:10.1016/j.jpba.2019.112876

Zhi H-J, Zhu H-Y, Zhang Y-Y, Lu Y, Li H, Chen D-F. In vivo effect of quantified flavonoids-enriched extract of Scutellaria baicalensis root on acute lung injury induced by influenza A virus. Phytomedicine. 2019;57:105-116. doi:10.1016/j.phymed.2018.12.009

Jin J, Chen Y, Wang D, et al. The inhibitory effect of sodium baicalin on oseltamivir-resistant influenza A virus via reduction of neuraminidase activity. Arch Pharm Res. 2018;41(6):664-676. doi:10.1007/s12272-018-1022-6

Seong R-K, Kim J-A, Shin OS. Wogonin, a flavonoid isolated from Scutellaria baicalensis, has anti-viral activities against influenza infection via modulation of AMPK pathways. Acta Virol. 2018;62(1):78-85. doi:10.4149/av_2018_109

Virus H1N1 (grippe A)

On ne présente plus ce virus d’une variante particulièrement contagieuse de la grippe A, à l’origine d’une pandémie entre 2009 et 2010, et tristement célèbre pour avoir frappé antérieurement entre 1918 et 1919.

Respiratory syncytial virus (RSV)

Le virus respiratoire syncytial est au plan mondial la cause la plus fréquente, d’infections respiratoires des jeunes enfants. Ce virus extrêmement contagieux infecte principalement les nourrissons âgés de moins de deux ans. Les chercheurs se sont intéressés à l’intérêt de la baicaline extraite de Scutellaria baicalensis.

Shi H, Ren K, Lv B, et al. Baicalin from Scutellaria baicalensis blocks respiratory syncytial virus (RSV) infection and reduces inflammatory cell infiltration and lung injury in mice. Sci Rep. 2016;6:35851. doi:10.1038/srep35851

Coxsackievirus B3

Le virus Coxsackie est un entérovirus apparenté au Polivirus, responsable du syndrome pieds-mains-bouche, de l’herpangine, et d’acrodermatites. C’est également un agent de méningites, myocardites, de péricardites, et même de pleurésies.
Plusieurs études ont été consacrées à l’évaluation de l’intérêt de la baicaline contre ce virus.

Wang M-J, Yang C-H, Jin Y, et al. Baicalin Inhibits Coxsackievirus B3 Replication by Reducing Cellular Lipid Synthesis. Am J Chin Med. 2020;48(1):143-160. doi:10.1142/S0192415X20500081

Fu Q, Gao L, Fu X, Meng Q, Lu Z. Scutellaria baicalensis Inhibits Coxsackievirus B3-Induced Myocarditis Via AKT and p38 Pathways. J Microbiol Biotechnol. 2019;29(8):1230-1239. doi:10.4014/jmb.1904.04050

Avian leukosis virus

Il s’agit d’un rétrovirus endogène qui infecte et peut entraîner des cancers chez le poulet. Une étude in vitro s’est intéressée à évaluer le potentiel protecteur de la baicaline.

Qian K, Kong Z-R, Zhang J, et al. Baicalin is an inhibitor of subgroup J avian leukosis virus infection. Virus Res. 2018;248:63-70. doi:10.1016/j.virusres.2018.02.017

Chikungunya virus

On ne présente malheureusement plus le virus du chikungunya, cette maladie tropicale transmise par les moustiques, qui occasionne de très fortes douleurs osseuses et articulaires. Des études se sont penchées sur l’évaluation du potentiel protecteur de la baicaline vis-à-vis de ce virus.

Seyedi SS, Shukri M, Hassandarvish P, et al. Computational Approach Towards Exploring Potential Anti-Chikungunya Activity of Selected Flavonoids. Sci Rep. 2016;6:24027. doi:10.1038/srep24027

Oo A, Rausalu K, Merits A, et al. Deciphering the potential of baicalin as an antiviral agent for Chikungunya virus infection. Antiviral Res. 2018;150:101-111. doi:10.1016/j.antiviral.2017.12.012

Enterovirus 71 (EV71)

Lin H, Zhou J, Lin K, et al. Efficacy of Scutellaria baicalensis for the Treatment of Hand, Foot, and Mouth Disease Associated with Encephalitis in Patients Infected with EV71: A Multicenter, Retrospective Analysis. Biomed Res Int. 2016;2016:5697571. doi:10.1155/2016/5697571

Hsieh YJ, Yen MH, Chiang YW, et al. Gan-Lu-Siao-Du-yin, a prescription of traditional Chinese medicine, inhibited enterovirus 71 replication, translation, and virus-induced cell apoptosis. J Ethnopharmacol. 2016;185:132-139. doi:10.1016/j.jep.2016.03.034

Li X, Liu Y, Wu T, et al. The Antiviral Effect of Baicalin on Enterovirus 71 In Vitro. Viruses. 2015;7(8):4756-4771. doi:10.3390/v7082841

Rabbit hemorrhagic disease virus (RHDV)

Du H, Zhang S, He M, et al. Evaluation of the Therapeutic Effect of a Flavonoid Prescription against Rabbit Hemorrhagic Disease In Vivo. Biomed Res Int. 2019;2019:5201790. doi:10.1155/2019/5201790

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